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Participation des étrangers aux élections communales d’octobre 2011
07-05-2013 | Ministère de la Famille, de l'Intégration et à la Grande Région


Cette étude du CEFIS comporte trois partie: le bilan des inscriptions des étrangers sur les listes électorales aux élections communales du 9 octobre 2011, le profil des candidats et des élus étrangers aux élections communales du 9 octobre 2011, les pratiques de sensibilisation et les actions favorisant l’inscription électorale.

Le taux de participation des étrangers a évolué de 12 % en 1999 à 15 % aux élections de 2005 (qui étaient les premières à faire une ouverture aux non-communautaires) pour atteindre 17 % en 2011. Ce sont les Néerlandais qui participent le plus souvent aux élections communales (26 %), suivis par les Italiens, les Autrichiens, les Belges et les Portugais. Du côté des non-communautaires, ce sont les Monténégrins qui ont le plus haut taux (25 %) , puis les Bosniaques (8%), les « Yougoslaves » divers (17%) , les Serbes (12%), et à la fin de la statistique on retrouve les Russes (5 %), les Kosovars (4 %) et les Chinois (4 %).

En 2011, 236 candidats d'origine étrangère se sont présentés sur les listes, dont onze non-communautaires (aucun n'a été élu finalement). Parmi les nationalités qui se sont présentées, on trouve les Portugais (69 candidats) en tête du peloton, suivis par les Italiens et les Allemands. Par contre, si on regarde les résultats des candidats élus, la tendance se renverse et on retrouve les Allemands en tête avec cinq élus, puis les Français et les Néerlandais (ex-aequo avec les Portugais) avec trois élus et les Italiens, les Autrichiens et les Belges avec chacun un seul élu. les Verts ont presque doublé leur quota d'étrangers, passant de 24 en 2005 à 60 en 2001, puis viennent le LSAP (43), le DP (37), le CSV (19), déi Lénk (14), le KPL (14) et I'ADR (qui passe de 16 en 2005 à 6 en 2011).

Sur les 116 communes du Luxembourg, 24 ont entrepris trois actions de sensibilisation, une est allée même jusqu'à en faire 15. Ce sont moins les actions, ni leur nombre, ni leur qualité, qui déterminent le succès des communes, mais leur structure sociale et démographique. En d'autres termes, plus une commune est peuplée et comporte donc de couches sociales différentes, moins la participation des étrangers aux élections communales est grande. Ce qui fait que les communes les plus couronnées de succès se situent dans le Nord du pays, tandis que le Sud, en raison de son taux migratoire et de chômage, a plus de problêmes, malgré la multitude des actions entreprises pour populariser le vote étranger. La même analyse vaut aussi pour le Centre.