Economie Lorraine 2006

n° 70, décembre 2006

Pauvreté-précarité dans l'agglomération messine : très concentrée dans les ZUS

En 2004, dans la Communauté d’Agglomération de Metz Métropole (CA2M), 27 400 personnes ont des revenus inférieurs au seuil de pauvreté. Parmi elles près de 10 300 vivent dans une des cinq Zones Urbaines Sensibles (ZUS) de l’agglomération messine. La pauvreté est plus marquée dans les ZUS mais ses caractéristiques sont les mêmes que dans l’ensemble de la CA2M. Les jeunes et les femmes sont plus souvent en situation de précarité. Le chômage et l’isolement familial sont les principaux vecteurs de la pauvreté.

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n° 69, décembre 2006

Personnes âgées dépendantes en Moselle à l'horizon 2015

En Moselle, dans les dix prochaines années, le nombre de personnes âgées dépendantes pourrait augmenter de 22%. Cette évolution plus forte qu'en Lorraine résulte de l’arrivée à un âge très avancé des personnes particulièrement nombreuses nées après la première guerre. Les femmes représentent plus des deux tiers des personnes âgées dépendantes. Parmi les personnes âgées de 85 ans et plus, c’est près d’une sur trois qui a besoin d’une aide pour accomplir les actes essentiels de la vie quotidienne. La vie à domicile reste toutefois majoritaire pour les personnes âgées, y compris dépendantes, grâce au soutien apporté par l’entourage et l’aide à domicile. Mais à l’horizon 2015, le nombre des aidants potentiels non professionnels ne devrait pas augmenter autant que celui des personnes âgées dépendantes.

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n° 68, décembre 2006

TPE-PME : Un tissu en fort renouvellement qui soutient l'emploi sur l'ensemble des territoires

En Lorraine, les Très Petites Entreprises (TPE) et les Petites et Moyennes Entreprises (PME) indépendantes représentent plus de neuf établissements sur dix, près de 45% de l’emploi total marchand, et contribuent pour moitié à la valeur ajoutée du secteur marchand produite dans la région. Près d’une TPE-PME sur trois exerce son activité dans l’artisanat. Avec une implantation fine et homogène sur tout le territoire de la Lorraine, elles maintiennent l’emploi dans les zones rurales mais aussi périurbaines où elles se développent le plus. En 10 ans, le nombre de TPE-PME a crû de 4,1%. Cette évolution modérée contraste avec le renouvellement permanent de l’appareil productif régional qui la nourrit, caractérisé par un processus de création-destruction très intense. Ce dernier a concerné plus de 80 000 établissements sur la période. Dans les TPE-PME, les salariés sont plus jeunes, un peu moins qualifiés et rémunérés que dans les grandes entreprises. Les TPE-PME sont de plus en plus présentes dans les secteurs innovants qui connaissent une croissance récente mais forte de la création d’entreprise, qui place la Lorraine dans la moyenne supérieure des régions françaises. L’innovation ne se limite pas aux secteurs innovants. Elle est une préoccupation de nombreuses TPE-PME, avec comme domaine prioritaire d’application les services offerts aux entreprises.

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n° 67, novembre 2006

Les salaires des Lorrains en 2004

En 2004, près de 564 600 salariés du secteur privé et semi-public travaillent à temps complet en Lorraine. Ils gagnent un salaire horaire brut moyen de 14,20 euros. Cela place la Lorraine au septième rang des régions de province. Ce salaire horaire est d’abord dépendant de la catégorie socioprofessionnelle, puis du sexe, de l’âge, de la taille de l’entreprise, du secteur d’activité et de la zone d’emploi. Quant au revenu salarial annuel de ces salariés, qu'ils aient travaillé toute l’année ou une partie de l’année seulement, il s’établit à 16 000 euros nets, soit légèrement plus qu’en France de province. Un grand nombre de salariés sont rémunérés à proximité du SMIC : si 8% gagnent moins de 1,1 SMIC, ils sont près de 30% à gagner moins de 1,3 SMIC.

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n° 66, novembre 2006

2006 : résultats à mi-parcours à confirmer

Au deuxième trimestre 2006, le PIB françaisprogresse de 1,2%. Cette forte croissance est due notamment à une reprise de la production industrielle.La consommation des ménages reste forte et l’investissement des entreprises se redresse. Le chômage est sur le point de passer en dessous de la barre des 9%.
En Lorraine, l’emploi salarié se redresse légèrement (+0,1%) au deuxième trimestre 2006. Le taux de chômage (9,5% de la population active) atteint son niveau le plus bas depuis trois ans sans toutefois diminuer autant qu’au niveau national. Les créations d’entreprises continuent de progresser. L’activité du bâtiment, avec la mise en chantier de plus de 4 300 logements, est florissante. Les exportations sont en hausse de 3,4% par rapport au deuxième trimestre 2005.

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n° 65, octobre 2006

Vieillissement et dépendance à l'horizon 2015 en Meurthe-et-Moselle

Dans les dix ans à venir, l’augmentation du nombre de personnes âgées de 85 ans et plus en Meurthe-et-Moselle devrait entraîner celle du nombre de personnes âgées dépendantes. Après 85 ans, près d’un tiers des Meurthe-et-Mosellans ont besoin d’aide pour accomplir les gestes essentiels de la vie quotidienne ; les femmes vivent plus longtemps et à âge égal, elles sont plus souvent dépendantes. Les institutions accueillent la moitié des personnes dépendantes de 85 ans et plus. La vie à domicile reste majoritaire chez les personnes âgées même dépendantes et l’aide apportée par les proches est essentielle ; or, à l’horizon 2015, le nombre de personnes âgées dépendantes pourrait augmenter davantage que celui des aidants potentiels non professionnels.

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n° 64, octobre 2006

L'emploi touristique en Lorraine : 24 000 salariés, 6 800 non salariés

La Lorraine compte près de 24 000 emplois salariés privés liés à la fréquentation touristique fin 2003, soit 3,3% de l’emploi salarié régional total. Les activités de l’hôtellerie, des hébergements touristiques et de la restauration pourvoient environ 50% de ces emplois. Dans les secteurs liés au tourisme, les femmes sont majoritaires,en particulier dans les activités d’hébergement. Les salariés sont
plus jeunes que dans l’ensemble des secteurs d’activité lorrains, et le recours à l’apprentissage particulièrement important. Par ailleurs, 6 800 emplois non salariés sont induits par le tourisme,soit 11,7% du total de l’emploi non salarié lorrain.
Voir aussi : les cartes sur l'offre touristique

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n° 63, août 2006

Début 2006 : embrayer sur la croissance

Au 1er trimestre 2006, le PIB français croît de 0,5%. Le commerce extérieur influe positivement sur cette croissance, notamment grâce aux exportations, favorisées par un commerce mondial record, conjuguées à une décélération des importations. En 2006, l’économie française devrait créer 200 000 emplois, dont près de 40% dans le secteur marchand.
Au 1er trimestre 2006, l’emploi salarié lorrain interrompt enfin son reflux. Malgré le recul continu de l’emploi industriel, la stabilisation résulte des hausses d’emplois observées dans le secteur de la construction qui est très dynamique actuellement. En dépit d’un léger fléchissement, la création d’entreprises en Lorraine se situe toujours à un niveau élevé. Le chômage demeure étale dans un contexte de baisse générale.

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n° 62, juillet 2006

Création de richesse, emplois et salaires : le poids des villes

La Lorraine produit 3,2% de la richesse nationale. Les services y contribuent pour plus de 60%, en dépit du maintien d’une spécialisation industrielle de la région. Les villes polarisent la création de richesse, l’emploi et la distribution des salaires. Les aires urbaines de Metz et de Nancy concentrent plus de 55% de la valeur ajoutée lorraine, et le sillon lorrain urbanisé plus de 70%. La sphère productive, plutôt localisée en zones périphériques, contribue le plus - via les rémunérations - à la richesse régionale. La sphère résidentielle, orientée vers la satisfaction des besoins locaux, domine dans les pôles urbains.
Dossier complémentaire : cartes
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n° 61, juillet 2006

Créations d'entreprises en 2005 : le Grand Nancy moteur dans les secteurs technologiquement innovants

Près d’un millier d’entreprises ont été créées ou reprises en 2005 dans le Grand Nancy. Ce sont quatre nouvelles entreprises meurthe-etmosellanes sur dix qui voient le jour dans une de ses communes. Bénéficiant de son attractivité, le Grand Nancy joue un rôle moteur dans le développement des entreprises dans les secteurs des services aux entreprises, en particulier les activités de «conseil et assistance». Le territoire est également très dynamique dans les secteurs technologiquement innovants. Il accueille 20% des entreprises créées dans ces secteurs en 2005 en Lorraine.

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n° 60, juillet 2006

Revenus fiscaux en 2003 : plus élevés mais plus dispersés en ville

En 2003, la moitié de la population lorraine vit dans un ménage qui déclare un revenu par unité de consommation supérieur à 14 730 euros. Le revenu des ménages lorrains reste légèrement moins élevé
que celui observé en province mais l’écart entre hauts revenus et bas revenus demeure plus faible. Les EPCI urbains comptent les ménages les plus aisés, mais aussi les revenus les moins homogènes, notamment dans leurs villes-centres. Les seniors de 50 à 59 ans déclarent toujours les revenus les plus élevés.

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n°s 58-59, juin 2006

Situation économique 2005 : la Lorraine marque le pas

Après un millésime 2004 marqué par une croissance forte (+2,1%), l´année 2005 apparaît comme une année moyenne avec un taux de croissance du PIB de 1,4%. Cette croissance modérée est soutenue par la demande intérieure, et notamment la consommation des ménages (+2,1%) qui reste le principal soutien à l´activité économique. En 2005, les entreprises ont contribué également à la croissance économique au travers de l´investissement qui est en hausse de 3,8%, contre 2,4% en 2004. Les exportations françaises progressent de 3,2%. Pourtant le commerce extérieur pénalise la croissance française du fait du dynamisme des importations. Ces dernières connaissent une croissance de 6,5%, les importations de biens de consommation et d´équipement affichant des taux de croissance supérieurs à 10%. Après une hausse continue observée jusqu´au premier trimestre 2005, le chômage décroît pour se fixer autour de 9,6% de la population active fin 2005. Après la quasi-stabilité constatée en 2004, l´emploi salarié dans le secteur marchand repart à la hausse en 2005, avec plus de 50 000 emplois créés. Au secteur concurrentiel s´ajoute l´emploi créé dans la sphère non marchande, sous forme de contrats aidés notamment. Au total, l´économie française crée plus de 85 000 emplois en 2005. Au premier semestre 2006, le PIB français augmenterait sur un rythme annualisé légèrement supérieur à 2%. Toutefois, les importations continueraient d´être vigoureuses, mais un peu moins qu´en fin d´année 2005. L´emploi salarié marchand progresserait de 25 000 au premier semestre. Cette hausse de l´emploi, combinée à la baisse tendancielle de la population active, permettrait de ramener le taux de chômage à 9,2% fin juin 2006. En 2005, la Lorraine se démarque du niveau national à plus d´un titre. Si elle suit la tendance à la baisse du chômage, elle marque le pas entre autres sur le front de l´emploi et des exportations.

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n° 57, juin 2006

L'emploi en 2004 : nette accentuation du repli lorrain

Après une année 2003 déjà bien morose, la Lorraine perd plus de 9 600 emplois salariés en 2004 (-1,2%), alors que l’emploi se stabilise au niveau national. Aucun secteur n’est cette fois épargné. Seule la Meurthe-et-Moselle tire relativement son épingle du jeu avec une moindre baisse (-0,7%). La Moselle et la Meuse perdent 1,2% et 1,3% de leur emploi. Les Vosges culminent avec 2,2% de salariés en moins, malgré un secteur du commerce encore en expansion. L’écart lorrain perceptible depuis plusieurs années semble persister en 2005.

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n° 56, juin 2006

Enquêtes de recensement 2004-2005 : une hausse de la population lorraine, mais des disparités territoriales

Le renouveau démographique de la région perçu dès 2004 est confirmé en 2005. La Lorraine gagne 4 000 habitants et 9 300 logements chaque année. Son développement profite aux petites communes périurbaines et multipolarisées du sillon lorrain et de la bande frontalière où l’étalement urbain rend l’usage de la voiture de plus en plus indispensable. Mais ses franges ouest sont en voie de dépression
démographique et présentent un risque de décrochage.

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n° 55, mai 2006

L'Économie sociale et solidaire progresse en Lorraine

Le nombre d’acteurs de l’économie sociale et solidaire augmente régulièrement en Lorraine. Parmi eux, les établissements employeurs ont progressé de 1,3% en 2003. Avec 77 800 salariés en fin d’année 2003, l’économie sociale et solidaire affiche une croissance de 1,8% sur un an. Cette hausse a bénéficié aux mutuelles et surtout aux associations. Elle s’accompagne d’un léger recul des emplois précaires. La présence des femmes se renforce, y compris chez les cadres.

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n° 54, mai 2006

Attractivité économique de la Lorraine : concentrée dans le sillon lorrain et le nord de la Moselle

La Lorraine se situe dans le groupe des régions moyennement attractives pour les entreprises. Elle ne pâtit plus aujourd’hui de handicap en termes de structure mono-industrielle et se situe en position médiane pour son effet proprement géographique. Si les zones d’emploi lorraines ne bénéficient pas d’autant d’implantations que celles du Sud-Est ou de la région parisienne, elles réalisent de meilleures performances que le centre de la France. L’attractivité ne se traduit pas toujours en termes d’emploi ou même d’augmentation du nombre d’établissements, mais elle participe au renouvellement du système productif. Le sillon lorrain et ses deux métropoles ainsi que le nord de la Moselle bénéficient notamment d’atouts favorisant cette attractivité. La Meuse reste en dessous de son potentiel.

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n° 53, mai 2006

Assistantes maternelles, aides à domiciles et employés de maison : des métiers en forte progression

Les assistantes maternelles, les aides à domicile et les employés de maison ont fortement contribué à la hausse de l’emploi dans les services aux particuliers en Lorraine. Ces métiers présentent la caractéristique d’être très féminisés. Les personnes exerçant ces activités sont souvent peu diplômées. Les employés de maison semblent plus souvent que les assistantes maternelles subir une certaine précarité de l’emploi.

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n°s 51-52, mai 2006

Tableau de bord 2005 de la création et de la reprise d'entreprises en Lorraine

L’année 2005 le confirme, la Lorraine s’est installée durablement sur un palier haut de la création d’entreprises. En s’inscrivant dans le nouveau régime de la création d’entreprises qui émerge à partir de la mi-2002, la Lorraine ne se singularise pas véritablement des autres régions françaises. Elle manifeste toutefois depuis cette date un dynamisme et une réactivité particuliers qui soulignent la nouvelle vitalité de son entrepreunariat, dans une phase où s’exercent sur la région des pressions concurrentielles qui soumettent son appareil productif à des tensions fortes.

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n° 50, avril 2006

La Lorraine : un ton en dessous

Le PIB français augmente de 0,4% au dernier trimestre 2005, tiré par la demande intérieure, notamment la consommation des ménages. En revanche, le ralentissement des exportations et la croissance
des importations pénalisent fortement l’économie française. En 2005, la croissance du PIB est de 1,4%. L’activité économique devrait être plus soutenue en 2006, avec des prévisions de croissance annuelle de l’ordre de 2%. L’emploi salarié lorrain recule encore,mais plus modérément qu’au 3è trimestre 2005 (-0,1%). En revanche, la création d’entreprises en Lorraine se porte bien avec plus de 2 000 entreprises créées (données cvs). Le chômage lorrain suit la tendance nationale à la baisse, mais sur un rythme moins prononcé. C’est le chômage de très longue durée (3 ans et plus) qui reste tout particulièrement préoccupant, avec une hausse de 14%.

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n° 49, avril 2006

Attractivité résidentielle : les résidences secondaires allemandes en Lorraine

L’accueil de populations à revenus exogènes, résidant de façon permanente ou temporaire, représente une opportunité non négligeable de développement local. D’où l’importance accordée notamment au rôle des résidences secondaires en termes d’attractivité des territoires. Sur près de 3 millions de résidences secondaires en France, 7,9% seraient la propriété de non résidents en 2003. En 2003, on estime qu’un peu plus de 220 000 propriétaires de résidences secondaires ne sont pas résidents français, dont 5 400 en Lorraine. Parmi les nationalités les plus représentées en Lorraine : les Allemands,
avec près de 4 000 résidences secondaires, soit près des trois-quarts des résidences «étrangères».

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n° 48, mars 2006

Collectivités territoriales de Lorraine : deux tiers des agents dans les communes

Selon la dernière enquête Insee-CNFPT, les collectivités territoriales lorraines emploient fin 2004 plus de 50 000 personnes, soit 6,5% de l’emploi salarié régional. Avec 22 agents pour 1 000 habitants, la Lorraine se situe parmi les régions qui présentent le taux d’administration le plus faible. Les collectivités territoriales comptent environ 70% d’agents titulaires pour 24% de non titulaires, les 6% restants bénéficiant d’un emploi aidé. Hors emplois aidés, les agents d’exécution (catégorie C) représentent en moyenne les trois quarts des effectifs des collectivités. Le domaine des interventions techniques mobilise un tiers des agents territoriaux. Le domaine des prestations sociales et culturelles arrive en deuxième position avec 23% des agents. Les deux tiers des agents de la fonction publique territoriale travaillent dans des structures communales, notamment dans les domaines des interventions techniques, des prestations sociales et culturelles, et de l’enfance et de la jeunesse.

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n° 47, mars 2006

Meuse : le rebond démographique, prélude au rebond économique ?

Avec 192 700 habitants en 2005, et après des années de baisse, la population meusienne s’est stabilisée. Les conditions d’amarrage à la zone de croissance métropolitaine constituent dès lors un enjeu majeur pour l’avenir du département .

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n° 46, mars 2006

Dirigeantes lorraines : des positions à conquérir

En 40 ans, l’entrée des femmes dans la vie active a profondément marqué la vie sociale et économique lorraine. Toutefois, la présence des femmes aux postes de direction reste minoritaire, que ce soit dans le secteur privé ou dans la fonction publique d’État. Dans les entreprises, la situation a évolué mais la direction d’une entreprise, pour une femme, passe plus sûrement par la création de sa propre
entreprise. Lorsqu’elles sont dirigeantes salariées, elles gagnent moins que leurs homologues masculins et sont plus présentes dans les secteurs les moins rémunérateurs. La fonction publique d’État reflète la situation des entreprises, en confiant à peine 18% des postes de directeurs de service à des femmes. La vie locale entérine le constat avec une commune sur dix dirigée par une femme en Lorraine.

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n° 45, mars 2006

L'activité des femmes : une priorité pour l'économie lorraine

Facteur-clé de la dynamique d’emploi d’une région, le taux d’activité féminin demeure moins élevé en Lorraine qu’en France. Le niveau de diplôme est l’élément déterminant de la présence des Lorraines sur un marché du travail qui reste néanmoins encore trop peu attractif pour les plus diplômées (bac+5). L’environnement familial n’intervient qu’ensuite, surtout à travers l’âge du plus jeune enfant. L’activité professionnelle préserve les femmes d’une précarité à laquelle elles sont davantage exposées, mais leur taux d’activité est très sensible au contexte économique. La tertiarisation de l’emploi lorrain a profité au travail féminin qui est encore tenu à distance des hauts statuts et de la création d’entreprise. Dans le Nord de la région, le travail frontalier au Luxembourg attire de plus en plus de Lorraines plus jeunes, plus diplômées.

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n° 44, février 2006

Moselle : une double dynamique métropolitaine et transfrontalière

La Moselle renoue avec la croissance de la population et de l’emploi, grâce à un développement économique et démographique qui se joue des frontières départementales et nationales. Au côté de Metz qui s’appuie sur ses fonctions administratives, universitaires et commerciales, le Nord du département affirme sa vocation de zone résidentielle pour les travailleurs frontaliers, lorrains ou étrangers. L’emploi mosellan repose sur la présence de grands établissements. Mais depuis l’arrêt des activités d’extraction des Houillères du Bassin de Lorraine et la fermeture du site de Bata, et à l’heure où l’avenir d’une partie du secteur automobile est incertain, le risque de dépendance à la croissance du Luxembourg existe.

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n° 43, février 2006

Recherche et développement en Lorraine

En Lorraine, le secteur de la Recherche et Développement compte 6 900 emplois (en équivalents temps plein), soit 2% des effectifs de R&D en France. Rapportées au PIB, les dépenses de R&D
sont deux fois plus faibles qu’en moyenne nationale. Malgré la faiblesse de sa recherche privée, en particulier dans les secteurs de haute technologie, la Lorraine peut néanmoins compter sur une recherche publique très présente et en plein essor. En 2003, le secteur public y totalisait 54% des dépenses de R&D et regroupait six emplois sur dix. Les collaborations de plus en plus fréquentes entre les entreprises et les laboratoires publics, ainsi que la forte augmentation des créations d’entreprises innovantes, sont des atouts indéniables pour le développement futur de la recherche en Lorraine.

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n° 42, février 2006

La Lorraine : en décalage

Le PIB français augmente de 0,7% au troisième trimestre 2005, résultat d’une consommation des ménages bien orientée. Les indications données par les enquêtes de conjoncture laissent attendre une poursuite régulière de la croissance, conduisant à une augmentation du PIB de l’ordre de 0,5% au quatrième trimestre. Dans ces conditions, la croissance française en 2005 serait d’environ 1,6%.
L’emploi lorrain diminue de 0,4% au troisième trimestre 2005. Dans l’industrie, toujours très touchée, quelque 2 000 emplois disparaissent. En revanche, la création d’entreprise repart à la hausse. Le taux de chômage repasse sous la barre des 10%, et s’établit à 9,9% de la population active.

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n°41, janvier 2006

Mariages en Lorraine : le recul d'une institution

10 100 mariages ont été célébrés en Lorraine en 2004, soit un niveau historiquement bas. Les Lorrains se marient toujours de préférence l’été et le samedi, mais à un âge de plus en plus tardif. Le premier mariage intervient plus tôt chez les femmes. Dans un cas sur quatre, le mariage est un remariage pour au moins l’un des conjoints. Et dans un cas sur trois, il légitime un ou plusieurs enfant(s). Le nombre de divorces a atteint un niveau record en 2003, alors que le nombre de pacs continue de progresser. Si plus de la moitié des mariages unissent deux Lorrains d’origine, un sur huit unit un(e) Lorrain(e) à un étranger(ère).

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