Economie lorraine 2007

n° 110, décembre 2007

Horizon 2015 : prévoir le logement de 44 000 ménages "âgés" supplémentaires

En 2015, sous l’hypothèse d’un maintien des tendances démographiques observées entre 1990 et 2005 et d’une évolution tendancielle des modes de cohabitation, la Lorraine pourrait compter 305 600 ménages dont la personne de référence a plus de 65 ans, soit 43 900 de plus qu’en 2005. Cette évolution sera plus forte dans les zones urbaines que dans les zones rurales, au vieillissement plus avancé. Les ménages âgés lorrains, qui seront majoritairement à l'horizon 2015 de la projection des personnes seules, occupent des logements de grande taille, aspirent de plus en plus à devenir propriétaire d'une résidence individuelle et accèdent aux logements récents en réponse à la nécessité d'adapter le confort au vieillissement de ses occupants.

(texte intégral)

n° 109, décembre 2007

Mortalité en Lorraine : le cancer, désormais première cause de décès

Avec 20 640 décès en 2006, la mortalité en Lorraine fléchitlégèrement par rapport à 2005. Comme en France, le cancer est devenu la première cause de décès depuis 2004, passant devant les maladies de l’appareil circulatoire, elles-mêmes en retrait par rapport à l’année 2003. La France affiche un faible taux de mortalité infantile, et une espérance de vie élevée ; cependant, dans le classement des régions françaises pour ces deux indicateurs, la Lorraine
est très mal placée.

(texte intégral)

n° 108, novembre 2007

SCOT du Val de Rosselle : infrastructures et bassin de vie transfrontalier, deux atouts pour rebondir

Population en baisse et indicateurs de pauvreté-précarité toujours élevés font du Val de Rosselle un des territoires les plus défavorisés du département. En son sein même, une fracture existe entre les vieux centres urbains qui se dépeuplent et concentrent des ménages à bas revenus et les villages alentour qui connaissent un certain dynamisme démographique et accueillent des populations plus aisées. Après la fin du charbon, l’industrie conserve un poids et des spécificités fortes dans la chimie-plasturgie et les industries agricoles et alimentaires, et à un degré moindre dans le textile, la cosmétique et la maintenance
ferroviaire. Le tissu économique se renouvelle grâce à un rythme soutenu de créations d’entreprises mais, ici comme ailleurs, les nouvelles unités sont peu créatrices d’emplois. Face à un emploi local en repli et aux menaces sur la pérennité du site de Carling, les actifs sont de plus en plus nombreux à trouver un emploi hors des limites du territoire, en priorité en Allemagne, mais aussi dans l’agglomération messine. L’existence d’infrastructures performantes et l’ancrage dans l’espace Sarre - Moselle-Est constituent deux atouts pour rebondir.

(texte intégral)

n° 107, novembre 2007

Les salaires des lorrains en 2005 : un zoom sur les seniors

En 2005, dans les établissements lorrains du secteur privé et semi-public, le salaire moyen est de 14,60 euros bruts de l’heure pour un poste à temps complet. En un an, en tenant compte de la hausse des prix à la consommation, le salaire annuel net moyen des Lorrains a augmenté de 1,6%, soit plus nettement que le salaire moyen français (+1%). En Lorraine, le salaire des hommes s’accroît plus fortement que celui des femmes, ce qui amplifie encore l’écart entre les deux sexes. Les salaires des 26-35 ans augmentent aussi. En Lorraine, les seniors représentent 22% des salariés à temps complet du secteur privé et semi-public. Ils perçoivent des salaires 24% plus élevés en moyenne que les salariés de 30 à 39 ans. Leur taux d'emploi est plus faible qu'au niveau national.

(texte intégral)

n° 106, novembre 2007

Revenus des ménages et richesse fiscale : une lecture intercommunale

Suite à la montée en charge de l’intercommunalité, plus de 90% des Lorrains vivent dans une commune adhérant à ce système de coopération en 2005. Si la Moselle a rattrapé son retard, le processus est en cours dans les Vosges. Comme au niveau communal, des écarts demeurent entre EPCI. Ainsi, la richesse fiscale par habitant varie du simple au triple. Contiguité territoriale oblige, les communes qui s’assemblent se ressemblent fréquemment, si bien que se dégagent aux deux extrémités de la typologie des EPCI «doublement riches» et d’autres «doublement pauvres». Au contraire, d’autres, dont la CA2M et la CUGN, agrègent des communes diverses. Au sein de chaque EPCI, une mise en commun aboutie des ressources fiscales passe par la TPU. En Lorraine, plus d'un habitant sur deux vit dans une commune ayant opté pour ce régime. Toutefois, les communes les plus riches ne contribuent pas seulement à leur EPCI d’appartenance, ainsi 90 communes lorraines abondent la péréquation départementale.

(texte intégral)

n° 105, novembre 2007

Revenus des ménages et richesse fiscale : contrastes urbains/ruraux et lecture communale

Les choix résidentiels des ménages obéissent à différents degrés à des phénomènes de ségrégation spatiale. Ainsi, un ensemble résidentiel continu le long de la vallée de la Moselle abrite la plupart des ménages les plus aisés de la Lorraine. Quant à la richesse des communes, elle dépend avant tout de la localisation des entreprises. Il s’avère que le potentiel de taxe professionnelle concerne prioritairement les communes des pôles urbains et des pôles d’emploi de l’espace rural de la région. Lorsque revenus élevés des ménages et importante richesse fiscale coïncident, les communes concernées sont qualifiées de “doublement riches”. Symétriquement la “double pauvreté” est le lot des communes des espaces ruraux, mais aussi de certaines villes qui abritent des populations précaires. C’est dans ces communes que la pression fiscale est la plus forte afin de mobiliser au mieux des bases fiscales modestes.

(texte intégral)

n° 104, octobre 2007

2ème trimestre 2007 : une croissance atone

Au deuxième trimestre 2007, le PIB français progresse de 0,3%, après un 1er trimestre qui laissait augurer d’une croissance plus soutenue. L’économie mondiale reste bien orientée, grâce à l’impulsion amorcée par les zones asiatique et européenne, malgré la crise financière d’août dernier. La croissance française pour 2007 s’établirait autour de 1,8%. Sur le marché du travail, la forte création d’emploi salarié entraînerait le chômage à la baisse.
En Lorraine, au deuxième trimestre 2007, l’emploi salarié marchand hors intérim progresse légèrement (+0,1%), grâce à des embauches dans les activités de services, et malgré la baisse de l’emploi industriel. Environ 2 000 entreprises se sont créées dans la région. Les exportations sont en hausse, notamment les produits des secteurs automobile et des biens intermédiaires. Le chômage continue de reculer, la Lorraine comptant 3,3% de demandeurs d’emploi de moins qu’au premier trimestre. Mais la construction de logements s’essouffle.

(texte intégral)

n° 103, octobre 2007

La mobilité quotidienne des femmes : le rôle de la géographie

Les Lorraines effectuent chaque jour des trajets plus courts que les hommes. Différents facteurs explicatifs liés au domicile et au lieu de travail ont été avancés pour expliquer ces différences. Les salaires tendent à progresser pour les hommes avec l’éloignement du domicile, à l’inverse des femmes. L’espace lorrain reste fortement polarisé, tant du point de vue de la répartition géographique des emplois que de celle des lieux de résidence. La répartition géographique des lieux d’emploi des femmes est plus différente de celle des hommes que la répartition de leurs lieux de résidence.

(texte intégral)

n° 102, octobre 2007

L'aide d'Ardan : un véritable coup de pouce

Entre 1999 et 2002, l'Action régionale pour le développement d'activités nouvelles, au travers de son programme “cadre-développeur”, a accompagné
près de 500 entreprises lorraines. Ces entreprises étaient en général plus récentes et plus grandes que les autres entreprises de la région, et 40% d’entre elles appartenaient au secteur industriel. Le service délivré par Ardan leur a permis de développer leurs performances, avec notamment un impact significatif sur l’emploi et la valeur ajoutée, par-delà la structure des entreprises et les modalités de sélection de ces entreprises par le dispositif.

(texte intégral)

n° 101, octobre 2007

Le nombre de ménages augmente plus vite que la population

En 2030, si les tendances récentes se poursuivent, la Lorraine pourrait compter 1 084 000 ménages, soit 116 000 de plus qu’en 2005 (+12%). Pourtant, pendant cette même période, la population aura baissé de 62 000 personnes (-2,6%). Cet écart s’explique par la baisse de la taille des ménages, résultant en grande partie du vieillissement de la population et dans une moindre mesure de l’effritement des modes de cohabitation traditionnels. Seul le nombre de ménages dont la personne de référence a plus de 65 ans augmentera. Cette hausse compensera largement la baisse du nombre de ménages dont la personne de référence a moins de 35 ans.

(texte intégral)

n° 100, octobre 2007

Moselle : une économie plus diversifiée, des territoires aux profils contrastés

Le département de la Moselle bénéficie aujourd’hui d’un tissu productif globalement diversifié, et l’emploi y est peu concentré, malgré une présence encore importante de l’industrie. Mais les situations observées dans les différents territoires sont variées. Des zones tournées vers le tertiaire et dotées d’une activité économique diversifiée sont désormais moins vulnérables. À l’inverse, des zones rurales plutôt spécialisées jouxtent des territoires à dominante industrielle dans lesquels l’emploi est souvent concentré dans quelques grands établissements.

(texte intégral)

n° 99, septembre 2007

Le travail frontalier : l'âge de la maturité

De nombreux actifs se déplacent loin de leur domicile pour aller travailler, dont certains hors de leur zone d’emploi voire des frontières nationales. Dans les zones frontalières, les navettes hors zones d’emploi sont amplifiées, particulièrement en Lorraine où l’économie luxembourgeoise exerce une puissante attractivité. Dans la région, le travail frontalier vers le Grand-Duché poursuit sa montée en charge et s’ancre dans l’économie lorraine. Ainsi, les spécialisations sectorielles des frontaliers ne se figent pas mais s’adaptent aux évolutions économiques luxembourgeoises. Et signe de maturité, le phénomène frontalier étend son emprise à l’ensemble des classes d’âge, la primauté des jeunes actifs s’estompant quelque peu. Du fait de sa concentration spatiale, le travail frontalier, couplé à la dynamique de l’emploi local, détermine le devenir de la population active dans les territoires concernés.

( texte intégral)

n° 97-98, septembre 2007

La Lorraine dans l'espace européen : entre convergence et cohésion

La réduction des disparités spatiales constitue l’essence des objectifs de la politique régionale européenne. L’analyse des performances de la Lorraine montre l’ampleur des défis auxquels doit encore faire face la région pour contribuer de manière substantielle à l’atteinte des objectifs de Lisbonne et ainsi assurer son rattrapage par rapport à la moyenne européenne en termes de taux d’emploi et d’innovation. L’étude des processus de croissance et de convergence des régions européennes au sein de l’UE à 27 montre, sur la période 1995-2004, que l’environnement géographique joue un rôle important, en particulier les régions frontalières seraient entourées de régions aux caractéristiques économiques différentes.

( texte intégral)

n° 96, septembre 2007

L'illettrisme en Lorraine : les populations à risque moins affectées

Parmi les personnes de 18 à 65 ans résidant en Lorraine, 12% ne maîtrisent pas les savoirs de base en rapport avec la lecture et l’écriture du français. Cette proportion n'est pas en défaveur
de la Lorraine en comparaison de la moyenne métropolitaine (13%). Mais, parmi les Lorrains en difficulté, beaucoup ont été scolarisés en France et sont donc considérés en situation d’illettrisme, ce qui peut signaler une performance insuffisante de l'apprentissage. En revanche, les difficultés face à l’écrit en Lorraine sont moins concentrées sur les publics à risque que sont les immigrés, les sans diplômes ou les personnes âgées. En effet les difficultés face à l'écrit dépendent de l’âge, de la langue maternelle, du niveau d’études et de la situation professionnelle.

( texte intégral)

n° 95, juillet 2007

1er trimestre 2007 : perspectives plus favorables

Au 1er trimestre 2007, le PIB français progresse de 0,5%. La consommation des ménages est toujours dynamique et le commerce extérieur n’a plus d’effet dépressif depuis six mois. Plus de 300 000 emplois seraient créés en 2007. L’économie mondiale résistera à l’atterrissage en douceur de l’économie américaine. Mais la possible flambée des cours des matières premières, et le relèvement en chaîne des taux d’intérêt impulsé par la banque centrale américaine, pèsent sur cette conjoncture porteuse. En Lorraine, l’emploi salarié lorrain du secteur marchand (hors intérim) se stabilise au 1er trimestre 2007. L’emploi continue de progresser dans le secteur de la construction, mais recule dans l’industrie automobile. Plus de 2 000 nouvelles entreprises ont vu le jour en Lorraine. Les exportations continuent d’augmenter, notamment vers le Royaume-Uni et l’Espagne. Les demandeurs d’emploi, et en particulier les chômeurs de longue durée, sont moins nombreux que fin 2006.

(texte intégral)

n° 93-94, juillet 2007

Mutations économiques des villes françaises depuis 1962 : retour sur le système des villes lorraines

La disparition de spécialisations industrielles très marquées a généré une convergence des profils économiques des villes françaises. En Lorraine, plus que la tertiarisation, ce sont les crises des industries historiques qui ont caractérisé l’évolution du système des villes. Les villes lorraines se différencient par la nature des activités industrielles qu’elles accueillent et l’inégale diffusion des innovations économiques issues de la première révolution industrielle. La Lorraine conjugue encore une forte densité industrielle et la présence de grands groupes français et étrangers. L’emploi tertiaire s’y est fortement développé mais à un rythme plus faible que dans la plupart des régions françaises. Le tertiaire, essentiellement d’accompagnement de l’industrie (externalisation) reste peu positionné sur les services supérieurs. En un demi-siècle, la Lorraine est passée d’une économie à dominante industrielle à une économie de type industrialo-tertiaire diversifiée.

( texte intégral)

n° 92, juillet 2007

S'employer ici et ailleurs: dynamiques des zones d'emploi en Lorraine

La population active constitue une richesse essentielle d’un territoire. Pour qu’elle se développe, il est essentiel que les actifs puissent travailler sur place ou disposer d’opportunités dans les zones avoisinantes. En Lorraine entre 1999 et 2004, la population active croît de 3,9% soit près de 40 000 personnes en raison d’une croissance conjuguée de l’emploi intérieur et du travail frontalier. Ces ressources humaines supplémentaires résultent d’un effet démographique positif, d’une progression des taux d’activité et de migrations résidentielles moins défavorables que par le passé. Au niveau infrarégional, de nombreuses navettes domicile-travail franchissent les frontières des zones d’emploi. Couplées avec la dynamique de l’emploi local, elles génèrent des modes de développement spécifiques et induisent des évolutions variables des populations actives des 17 zones d’emploi lorraines. Notamment, l’extraversion frontalière s’oppose à l’autonomie des zones d’emploi des Vosges de l’Ouest et de Remiremont-Gérardmer. Et tandis que Metz accroît son attractivité, Nancy s’appuie sur un développement plus endogène.

( texte intégral)

n° 91, juillet 2007

Retour sur l'emploi en 2005: la Lorraine encore en net repli

Après les baisses de 2003 et 2004, 2005 est à nouveau marquée par une perte, de près de 4 800 emplois salariés lorrains (-0,6%), surtout dans l’industrie, alors que le niveau national est en progression de 0,6%. Le décalage de la Lorraine avec les évolutions nationales s’accentue donc encore en 2005, mais constituerait un point bas avant la stabilisation. Si la Meurthe-et-Moselle tire relativement bien son épingle du jeu avec une perte limitée à 0,2%, il n’en va pas de même pour la Moselle (-0,5%), les Vosges (-1,1%), la Meuse affichant la plus forte baisse (-1,6%).

( texte intégral)

n° 90, juillet 2007

Les créateurs d'entreprises issus de l'immigration

D’après l’enquête SINE, un créateur d’entreprise lorrain sur dix en 2002 est étranger. Qu’il soit français ou étranger, le profil du créateur d’entreprise ne varie guère : un homme le plus souvent, actif occupé d’une quarantaine d’années. En revanche, la pérennité de l’entreprise reste moins assurée lorsque le créateur n’est pas français. L’enquête menée par le réseau Alexis renseigne sur les motivations
et le profil des porteurs de projets de création d’entreprises issus notamment de l’immigration, qu’ils soient français ou non. La création d’entreprise constitue une voie privilégiée d’insertion économique pour des populations qui connaissent des difficultés renforcées d’accès à l’emploi. La teneur des projets portés par le réseau Alexis illustre une démarche majoritairement “assimilationniste” : les deux tiers
des projets portés par les immigrés ne se différencient en rien (nature de l’activité, public visé, fournisseurs, financement) du tout venant. Les entrepreneurs immigrés se démarquent par une situation socio-économique plus dégradée avant d’entreprendre et par la sous-représentation des femmes en leur sein. Ils créent davantage dans le commerce et entreprennent moins dans les services.

( texte intégral)

n° 89, juin 2007

Grand Nancy: le millier de créations à nouveau franchi en 2006

Pour la deuxième fois de cette décennie, le nombre annuel de créations d’entreprises au sein du Grand Nancy dépasse le millier. La hausse par rapport à 2005 s’élève ainsi à 3,6%, plus forte qu’au niveau régional (+2,3%). Cette embellie s’explique par le dynamisme de la construction (+22,6%) et des secteurs des services (+4,4%). Elle est exclusivement le fait de nouveaux projets. Dans ses filières stratégiques - technologies innovantes, de l’information et de la communication ou santé - le Grand Nancy reste un pilier en Lorraine.

( texte intégral)

n°s 87-88, juin 2007

Tableau de bord 2006: création et reprise d'entreprise en Lorraine

La Lorraine en 2006 fait toujours preuve d'un fort dynamisme entrepreneurial en s'installant résolument sur le nouveau régime de la création d'entreprises qui s'est manifesté depuis 2002 et stabilisé depuis 2004. La Lorraine présente en 2006 un tableau tout particulièrement favorable avec une croissance de la création supérieure à la moyenne nationale, l'établissement d'un nouveau record de la création pure avec près de 5 800 créations, et l'orientation résolument services aux entreprises de ces nouvelles entreprises. Résultat d'un partenariat entre 3i Lorraine et la Direction Régionale de l'Insee, le tableau de bord permet d'enrichir chaque année les données et les analyses sur la création dans notre région. Il s'est imposé comme une référence du fait de la variété des thèmes qu'il quantifie, de l'exigence conceptuelle des analyses qu'il propose, des éclairages qu'il donne sur les problématiques régionales relatives à la démographie d'entreprises. Chaque édition concrétise une avancée dans l'explication des mécanismes à l'œuvre dans le processus de renouvellement du tissu économique régional. Au-delà de ces apports statistiques et analytiques, sa singularité réside dans la description de l'action opérationnelle et l'exposé du bilan d'activité des divers dispositifs d'accompagnement de la création d'entreprises par les agents de cet accompagnement eux-mêmes. Sous l'égide de la Région Lorraine, c'est la quasi-totalité des intervenants régionaux de la création d'entreprises qui participent à cet exercice. Les Chambres Régionales de Commerce et d'Industrie et de Métiers et de l’Artisanat nous ont rejoint cette année.

( texte intégral)

n° 86, juin 2007

Les 15-29 ans en Lorraine : diplômes, activité et niveau de vie

En 2005, les jeunes de 15 à 29 ans représentent près d’un Lorrain sur cinq. A l’horizon 2030, leur poids ne serait plus que de 16,8%. Pour leur formation, la Lorraine privilégie toujours les filières professionnelles courtes, surtout chez les garçons. Les filles se dirigent plus volontiers vers l’enseignement supérieur, moins cependant qu’en France métropolitaine. Les jeunes Lorrains se présentent plus tôt que les jeunes Français sur le marché du travail. Les jeunes sans diplôme, et plus particulièrement les jeunes femmes, sont les plus exposés au risque du chômage. Dans 60% des cas, l’entrée dans la vie active se fait par le biais d’un emploi de courte durée. Plus de 9 500 jeunes de moins de 30 ans perçoivent le RMI, constituant un quart des allocataires lorrains.

( texte intégral)

n°s 84-85, juin 2007

Situation économique 2006 : la Lorraine en mode mineur dans la croissance

En 2006, contre toute attente, l'économie mondiale continue de connaître une croissance forte. Le déclin de l'économie américaine, tant annoncé, ne s'est pas encore produit. La croissance de la zone asiatique se maintient en partie grâce à la détente sur les cours des matières premières survenue au second semestre 2006. Enfin, la zone euro émerge et s'inscrit sur un rythme de croissance non négligeable (+2,8%), portée notamment par la croissance allemande et française.

( texte intégral)

n° 83, avril 2007

4ème trimestre 2006 : fin d'année de bon augure

Au dernier trimestre 2006, le PIB français est en hausse de 0,7%. Cette croissance est notamment stimulée par la consommation des ménages et l’investissement des entreprises. La reprise des exportations contribue également à la hausse du PIB. En 2006, le PIB a augmenté de 2,1%. Sur l’année, plus de 250 000 emplois ont été créés, contribuant à la baisse du taux de chômage. En Lorraine, l’emploi salarié recule légèrement (-0,1%) au quatrième trimestre 2006. L’industrie continue de perdre des emplois, alors que les secteurs de la construction et des services sont toujours créateurs d’emploi. Après un léger fléchissement au troisième trimestre 2006, la création d’entreprise repart à la hausse au dernier trimestre. Les exportations lorraines progressent encore (+10,1% par rapport au quatrième trimestre 2005). Le chômage passe sous la barre des 9%.

( texte intégral)

n° 82, mars 2007

Val de Fensch : tirer davantage parti d'une situation géographique favorable

Située dans le sillon mosellan, la Communauté d’agglomération du Val de Fensch apporte sa contribution démographique et économique à la structuration de l’espace entre Metz et Thionville. Après les années de crise de la sidérurgie, marquées par une forte émigration, la population n’est pas encore stabilisée mais les départs sont moins nombreux. À court terme, le poids déjà important des personnes âgées devrait s’amplifier. Le territoire poursuit le processus de mutation et de renouvellement de son tissu productif, tout en conservant son caractère industriel. Le travail frontalier représente une source d’emplois importante. Pour continuer à en bénéficier, les habitants du Val de Fensch devront relever le défi de l’élévation de leur niveau de diplômes.

( texte intégral)

n° 81, mars 2007

Pays de Sarrebourg : l'économie sociale et solidaire contribue à la cohésion du territoire

L’économie sociale et solidaire, c’est un tissu de 445 coopératives, mutuelles, associations ou fondations réparties sur le territoire du Pays de Sarrebourg. Particularité du Pays, les coopératives y sont bien représentées, dans le domaine agricole et celui du crédit. À l’inverse, le tissu associatif, comme dans toute la Moselle, y est moins dense : cinq associations pour mille habitants contre six au niveau régional. Avec près de 2 000 postes de travail sur l’année, l’économie sociale assure près d’un emploi sur dix dans le Pays. L’action sociale est le domaine le plus porteur en volume d’emplois. Mais c’est dans le secteur financier que l’économie sociale est la plus présente, avec près de sept emplois sur dix. Essentiellement tertiaire, l’économie sociale est très fortement féminisée. La masse salariale distribuée sur l’année, 18 millions d’euros, donne également une idée de la contribution de l’économie sociale à la vie économique du Pays. Acteur de la solidarité sociale de par sa place dans l’aide à domicile, l’accueil des personnes âgées ou encore la vie culturelle et sportive, l’économie sociale joue également un rôle dans la cohésion du territoire, en fournissant du travail à des actifs résidant en zone rurale.

( texte intégral)

n° 80, mars 2007

Pauvreté-précarité en Lorraine : tableau de bord 2005

Le tableau de bord «Pauvreté-précarité en Lorraine», dans sa deuxième édition, dresse un état des lieux de la pauvreté en 2005. Environ 224 200 Lorrains vivent avec moins de 739 euros par mois, soit 11,5% des moins de 65 ans.

( texte intégral)

n° 79, mars 2007

La plasturgie en Lorraine : investir dans les qualifications et les technologies

En Lorraine, en 2005, un peu plus de 6 000 salariés travaillent dans l’industrie de transformation des matières plastiques. La croissance des effectifs, plus que décennale, s'interrompt dès 2003. La plasturgie reste néanmoins un des secteurs industriels les plus dynamiques de la région en termes de création d’entreprises. Sa structure d’activité est différente de la structure nationale. La fabrication de pièces techniques, de demi-produits et d’éléments pour la construction domine et l’emballage est moins développé. À l’instar de la plasturgie nationale, la plasturgie lorraine est composée essentiellement de petites unités. Les effectifs y sont concentrés dans les zones d’emploi de Saint-Dié, de Remiremont-Gérardmer et du Bassin-Houiller. La part des jeunes et des femmes est plus importante que dans l’ensemble de l’industrie. La main-d’oeuvre est très ouvrière et peu qualifiée. Cette faible qualification pèse sur la valeur ajoutée qui est aujourd'hui moins soutenue par l'investissement, facteur de progrès
technologique. Une entreprise sur trois dépend d’un groupe, caractéristique qui associée à la situation frontalière de la région, facilite les exportations.

( texte intégral)

n° 78, mars 2007

La Lorraine dans la plasturgie : s'inscrire comme compétiteur innovant

Dans un contexte international où les donneurs d’ordre intensifient leurs investissements directs dans les zones de production dites “low costs” et où les coûts d’approvisionnement demeurent élevés, les plasturgistes français doivent relever de nouveaux challenges pour maintenir leurs avantages concurrentiels. Plus particulièrement, l’intégration de l’innovation dans leurs stratégies contribuera au positionnement sur une offre à plus forte valeur ajoutée et sur des marchés de niches. Les plasturgistes lorrains sont de plus en plus mis en concurrence avec des fabricants à faible coût de main-d’oeuvre d’Europe de l’Est et d'Asie, principalement sur le marché des pièces techniques à faible valeur ajoutée et des produits de consommation divers. Compte tenu de leur relation marquée avec le secteur de l’automobile, les plasturgistes lorrains conservent une culture très ancrée de sous-traitance et éprouvent des difficultés à se diversifier. Si elles restent trop dépendantes et spécialisées, les entreprises continueront à être menacées par les stratégies de délocalisation de leurs donneurs d’ordre.

( texte intégral)

n° 77, mars 2007

La Lorraine en 2030 : un avenir qui n'est pas écrit

Malgré une réduction de son déficit migratoire, la Lorraine reste pénalisée par un manque d’attractivité et le départ de ses jeunes. Dès lors, les conditions ne semblent pas réunies pour, à terme, infléchir une décroissance de la population lorraine entrevue déjà dans le précédent scénario de projection démographique dit “scénario de déclin démographique contenu”. Basé sur des hypothèses de fécondité  mortalité et migrations de la décennie 1990, il prévoyait une baisse du nombre d’habitants à partir de 2005 qui n’a pas eu lieu.

( texte intégral)

n° 76, mars 2007

Journée internationale des femmes : État des lieux et zoom sur les violences conjugales

À l’occasion de la journée internationale des femmes de mars 2007, l’Insee Lorraine et la Délégation Régionale aux Droits des Femmes de Lorraine ont élaboré un dossier intitulé “Femmes... Réalités”. Construit autour de la Charte de l’égalité entre les hommes et les femmes, il permet d’identifier des problématiques fondamentales auxquelles sont soumises les femmes, de les illustrer à l’aide d’indicateurs chiffrés, dont un zoom systématique sur la Lorraine. À l’instar de la Charte, le dossier est tourné vers l’action et accorde une place aux voies empruntées pour avancer vers l’égalité entre les hommes et les femmes. Le présent article est issu de ce dossier accessible sur le site internet de l’Insee Lorraine : il en livre un aperçu en focalisant sur la lutte contre les violences envers les femmes.

( texte intégral)

n° 75, février 2007

Accessibilité aux équipements dans l'espace rural lorrain

Les communes lorraines sont en général plus petites et moins bien équipées que les autres communes françaises. Avec une durée moyenne de 16 minutes pour joindre l’ensemble des équipements et des services, la population des bassins lorrains a une situation similaire à la moyenne nationale. On relève cependant de fortes disparités selon les bassins. L’évolution 1994-2005 du nombre de commerces présents dans les bassins de vie ruraux suit la tendance nationale, à savoir une augmentation notable des super et hypermarchés et une forte diminution des commerces traditionnels. Cette progression reste plus marquée dans les bassins formés autour d’un bourg rural qui bénéficient d’un certain rattrapage.

( texte intégral)

n° 74, février 2007

Au troisième trimestre 2006, le PIB français stagne. Cet arrêt est jugé accidentel avant un rebond en fin d'année. Le solde extérieur continue de jouer négativement sur la croissance française. L'investissement des entreprises s'affaiblit, alors que la consommation des ménages reste élevée. L'emploi salarié progresse de 0,2%. L'emploi lorrain se redresse. En Lorraine, l'emploi salarié augmente désormais au même rythme qu'au niveau national (+0,2%). Le secteur de la construction, très porteur actuellement, contribue fortement à cette hausse. Le chômage recule nettement. Les exportations s'accentuent encore (+9% par rapport au troisième trimestre 2005). Après avoir connu une hausse ininterrompue ces derniers trimestres, la création d'entreprise fléchit légèrement.

( texte intégral)

n° 73, janvier 2007

Enquête génération 2001 : insertion professionnelle et formation

Deux phénomènes sont identifiés en Lorraine comme dans la France entière. Le premier révèle qu'il n’y a pas de corrélation absolue entre niveaux de formation et de diplômes d’une part, caractéristiques
de l’insertion et des parcours d’autre part, mais qu'en tendance, les conditions de l’insertion sont d’autant meilleures que le niveau de diplôme est élevé. Le second rend compte du fait que ces conditions d’insertion ne peuvent être comprises dans le cadre d’une adéquation formation/emploi stricte et atemporelle entre la structure des formations et une structure d’emplois, de métiers et de professions. Plusieurs caractéristiques (premier salaire, temps d'accès au premier emploi, part du temps passé en emploi) dessinent un processus d'insertion plutôt favorable en Lorraine par rapport à la moyenne nationale.

( texte intégral)

n° 72, janvier 2007

Enquêtes de recensement 2004-2006 : taux d'activité en hausse depuis 1999

La Lorraine continue de gagner 4 000 habitants chaque année. À l’instar de Thionville, cette croissance profite surtout aux communes du sillon lorrain et de la bande frontalière. Bien qu’en réduction, le solde migratoire reste négatif. La Lorraine ne dégage un excédent qu’avec trois régions du nord de la France. Elle a toutefois accru son attractivité sur les habitants d’Alsace et de Champagne-Ardenne. Le niveau de diplôme des Lorrains s’élève mais la part des diplômés du supérieur reste en deçà de la moyenne nationale. L’élévation du taux d’activité des Lorraines et de celui des Lorrains âgés de 55 à 59 ans a permis de combler une partie du retard de la région en matière d’activité.

( texte intégral)

n° 71, janvier 2007

Naissances en Lorraine : un accouchement sur quatre à Nancy

Près de 27 000 enfants voient le jour chaque année en Lorraine. La quasi-totalité de ces naissances ont lieu au sein d’établissements spécialisés et se répartissent en 17 bassins de naissances. Nancy, qui accueille la maternité régionale, enregistre près d’une naissance sur quatre. La distance moyenne parcourue par les Lorraines pour se rendre à la maternité est de 12 kilomètres, mais 10% des parturientes effectuent plus de 28 kilomètres. La distance augmente avec l’âge de la mère et l’élévation de sa situation professionnelle.

( texte intégral)

Dernière modification le