NDC-1-26-ÉNERGIE ET ÉMISSIONS

Après la crise énergétique de 2022 liée à la guerre en Ukraine, les tensions au Moyen-Orient et les perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz ravivent les risques pesant sur l’approvisionnement mondial en pétrole et en gaz. Bien que les marchés anticipent encore une résolution relativement rapide du conflit, les prix de l’énergie demeurent très volatils et les incertitudes restent élevées.

L’Europe apparaît toutefois moins affectée qu’en 2022, car elle a réduit sa consommation de gaz, diversifié ses approvisionnements et développé ses capacités de production d’électricité renouvelable.

Au Luxembourg, l’effet du conflit ne se manifeste jusqu’à présent que sur les prix des produits pétroliers. Les prix du gaz et de l’électricité ne devraient pas être significativement affectés si le conflit se résout avant l’été. Dans son scénario central, le STATEC anticipe pour cette année une baisse des émissions de gaz à effet de serre de 2% et un recul supplémentaire de 5% en 2027. Une telle évolution permettrait au Luxembourg de s’aligner presque parfaitement sur la trajectoire de réduction prévue par la loi climat en 2027.

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