NDC-1-26-MARCHÉ DU TRAVAIL

Si l’emploi poursuit un ralentissement en zone euro, la dynamique s’est en revanche sensiblement renforcée au Luxembourg depuis l’été dernier. Malgré cela, le taux de chômage au Grand-Duché a continué à augmenter et a dépassé, au début de 2026, celui de la zone euro – une première historique. Cette hausse s’explique notamment par une progression plus soutenue de la population active, mais aussi du fait d’une part croissante des créations d’emplois occupés par des travailleurs frontaliers.

Le rebond de l’emploi frontalier reflète la reprise de l’emploi dans le secteur marchand non financier, significativement pénalisé ces dernières années par la crise dans la construction. Si la progression des effectifs totaux reposait depuis 2024 principalement sur les activités non marchandes (à hauteur de trois quarts en 2025), c’est le secteur marchand qui serait le principal créateur d’emplois sur l’horizon de prévision : dans le scénario central, son rebond porterait la croissance des effectifs à +1.7% cette année et +1.9% en 2027 (après +1.2% en 2025). Parallèlement, le taux de chômage reculerait légèrement vers 6.2% en moyenne en 2027 (contre 6.3% en mars 2026).

Une guerre prolongée en Iran étoufferait la reprise conjoncturelle : dans ce scénario, l’emploi freinerait à nouveau cette année (+0.7%) avec à la clé une hausse du chômage vers 6.7% en 2027. À l’inverse, une adoption encore plus rapide de l’IA améliorerait les perspectives du marché du travail. Dans ce scénario, l’impact positif sur la croissance économique l’emporterait sur la réduction potentielle des besoins en main-d’oeuvre.

 

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