NDC-1-26-FINANCES PUBLIQUES

En 2025, les finances publiques se sont nettement dégradées sous l’effet d’un ralentissement prononcé des recettes fiscales (+2.5%, contre presque +10% par an en 2023 et 2024) et d’une forte hausse des dépenses publiques (+8.8%). Les impôts sur les sociétés et sur les ménages se sont repliés, tandis que les recettes de TVA ont été freinées par un ralentissement de la consommation et de l’inflation. En parallèle, les dépenses publiques ont fortement augmenté, notamment à travers les transferts en capital liés aux fonds spéciaux, ainsi qu’avec la hausse des prestations sociales et de la masse salariale.

Cette évolution a conduit à un retournement du solde public : après un excédent à 0.9% du PIB en 2024, le Luxembourg a enregistré un déficit de 2% du PIB en 2025, bien plus important qu’attendu. Pour 2026 et 2027, les recettes devraient repartir à la hausse grâce aux cotisations sociales et aux impôts des ménages, soutenus par l’emploi et la réforme des pensions. Toutefois, les dépenses continueraient de progresser à un rythme proche de celui des recettes, maintenant le déficit public à environ 2% du PIB. Le déficit pourrait s’aggraver et s’approcher des 3% du PIB en cas de conflit prolongé au Moyen-Orient.

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